Nottingham Forest Topple Midtjylland On Penalties To Advance In

September 27, 2026

Prenez un exemple, là, les infirmières de Maisonneuve-Rosemont, là, font un sit-in, là, puis elles s’en vont dans la rue, là, sur le boulevard l’Assomption, à 23 h 45, avant le chiffre de nuit, là, parce qu’elles disent : C’est unattainable, on ne peut pas continuer, qui est responsable? Moi, je me mets à la place de mon monde, là, à Maisonneuve-Rosemont, là, qui sue sang et eau dans un hôpital qui est désuet, qui est dangereux, dans un secteur de la ville qui est difficile, travail, TSO, alouette, puis ils se font dire, là : On va aller chercher des «top guns» du privé, là, puis ça va tout régler nos affaires, bien, je les comprends. Ça faisait trois, quatre jours que je n’ai pas parlé de Maisonneuve-Rosemont, là, ça me chatouillait la langue, d’autant que je rappelle qu’on est fin mai, puis le ministre a promis quelque chose, là, sur Maisonneuve-Rosemont fin mai, début juin. Et je le regrette d’autant que le ministre dit deux choses : On va prendre le temps de bien faire les affaires – puis je suis d’accord avec lui, on va prendre le temps de bien faire les affaires, il n’y aura pas d’adoption, vraisemblablement, avant la fin de la prochaine session – ça, c’est la première chose qu’il dit; la deuxième chose qu’il dit, c’est : Ce projet de loi, s’il a des effets, ce n’est pas avant quatre, cinq ou six ans.

Bon, là, on s’est chicanés avec le ministre : On ne dit pas ça, il ne faut pas dire ça, c’est de la décentralisation. Il ne faut pas faire exprès de les braquer en leur disant : Un, je vais te shaker les colonnes du temple, puis, deux, les gens qui sont là, ils ne sont peut-être pas adéquats, je vais aller chercher des «top guns» du privé. Ça, ça veut dire qu’il n’y en a plus, de logements, M. le Président, des logements abordables, du moins, il n’y en a plus du tout, et donc, évidemment, les propriétaires qui ont ces logements-là, ils ont le très grand bout du bâton dans ce marché-là, alors ce n’est pas le bon second pour faire ce changement-là. Pour un réseau, là, qui est déjà fragilisé, là, par la réforme Barrette puis qui dit à tout le monde : On a du mal à sortir la tête de l’eau, puis en plus la COVID nous a rattachés des poids aux chevilles, ce qui fait qu’on a encore plus de misère à se sortir de l’eau, s’en aller dire : Moi, je m’en viens, là, je vais shaker les colonnes du temple, honnêtement, ce n’était pas le meilleur message à envoyer au réseau.

Il n’y a pas de magie, là, l’infirmière qui s’en va n’est pas automatiquement remplacée par génération spontanée, là, il y a juste un bassin de fundamental-d’oeuvre. Moi, je n’y crois pas beaucoup, puis, quant à moi, ça fait juste une autre structure, un autre brassage de structures, un autre tampon entre la inhabitants, les décideurs, un autre élément qui va diminuer la démocratie participative et citoyenne dans le système de santé, mais c’est un modèle de gestion. Malheureusement, puis je le dis, la partie gouvernementale a décidé qu’on allait limiter à cette quarantaine de groupes en disant : Bien, vous aviez juste à en mettre plus, au début, dans la liste. Hydro-Santé n’aurait pas eu de sens, là, dedans dans son terme, là, mais l’agence Santé Québec, c’est ça que ça prétend faire, ça prétend mettre au même niveau le privé et le public. Oui, le député de Pontiac n’a pas l’air sûr, là, mais il est souvent parlable.

Cette clinique-là, à Terrebonne, n’a aucune pénurie d’infirmières, elle en a engagé 38, et celles que l’on veut. Puis, quand on parle de pénurie d’infirmières, ça me fait bien rire, là. Ce que ça fait aussi, le projet de loi n° 15, et on l’a vu pendant deux jours de consultations, c’est une charge profondément antisyndicale. Bon, quand le projet de loi a été déposé, on l’a reçu, on l’a analysé sommairement puis on a commencé à en discuter, à poser des questions, on en a fait une première analyse. Terrebonne, cette clinique à Terrebonne a embauché 38 infirmières cliniciennes, ce qu’on appelait les bachelières avant, celles qu’on veut, là, celles qu’on veut, celles dont on manque cruellement pour ouvrir et opérer les cliniques d’infirmières praticiennes, qu’on a ouvert, notamment, pas loin de chez moi, dans l’est de Montréal, bien, on n’en a pas pour opérer ces cliniques-là, mais cette clinique privée de Terrebonne, qui doit avoir des maudites bonnes situations, en a embauché 38. Tu sais, vous savez, faites le calcul, là, vous prenez 38 infirmières praticiennes cliniciennes, là, du réseau public puis vous les envoyez au privé, là, vous venez de faire un trou de 38 ici. Pendant longtemps, ça a été tabou, au Québec, là, la santé à deux vitesses, on n’en parlait pas trop, mais là la CAQ n’en parle pas trop, mais ouvre la porte, là, ouvre la porte, là, c’est ouvert comme ça n’a jamais été ouvert.

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